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Qu’est-ce que le SEO sémantique et comment l’utiliser?

Google. On veut tous lui plaire. On veut qu’il aime notre site. On veut surtout être dans le top de ses résultats de recherche. Le SEO sémantique est là pour ça.

En presque 20 ans d’existence, il a extrêmement évolué. À ses débuts, le célèbre moteur de recherche ne comprenait pas le sens des mots, il ne faisait que chercher leur occurence dans les pages des sites. «Écran» et «écrans» étaient des sujets complètement différents pour lui.

Aujourd’hui, il tente de comprendre les synonymes, les erreurs de frappe des utilisateurs, les variations singulier/pluriel et les sujets liés. Les SEO de ce monde ont alors commencé à parler de SEO sémantique. C’est un sujet dont je pourrais parler des heures et des heures, mais mon but n’est pas de vous torturer.

Je vais donc vous expliquer comment Google utilise l’indexation sémantique latente (le mot fait peur, mais c’est facile à comprendre) pour interpréter les champs lexicaux et sémantiques, et je vais vous donner quelques conseils pour augmenter la pertinence de vos pages grâce au SEO sémantique et au concept de cocon sémantique.

L’indexation sémantique latente: un concept pas si compliqué

Je crois qu’il est pertinent de comprendre ce concept pour faciliter l’intégration du SEO sémantique à son site. Si je vais voir mon bon ami Wikipédia et que je lui demande ce qu’est l’indexation sémantique latente, il me répond ceci:

L’analyse sémantique latente (LSA, de l’anglais : Latent semantic analysis) ou indexation sémantique latente (ou LSI, de l’anglais : Latent semantic indexation) est un procédé de traitement des langues naturelles, dans le cadre de la sémantique vectorielle.

Bon… en langage commun, simplifié et compréhensible, c’est de faire des connexions entre une multitude de documents pour ensuite faire d’autres connexions entre les termes utilisés dans ces documents. Sur le web, c’est surtout utilisé pour trouver des synonymes, comprendre des concepts et faire la liaison entre le sens de ces concepts et ces termes.

Et c’est exactement ce qu’utilise Google pour interpréter ce qu’on lui demande et ce dont parlent les pages indexées dans son moteur de recherche. Il saisit les champs sémantiques et les champs lexicaux et tente de discerner tous les sens qu’un mot peut avoir en plus de ses synonymes et mots reliés. Il sait donc souvent quels mots se rattachent à quel concept et tente de comprendre le contexte derrière la requête qui lui est envoyée.

Si les notions de vos cours de français sont trop loins dans votre mémoire, j’ai aussi été visiter Wikipédia pour qu’il m’explique c’est quoi exactement un champ lexical:

On parle de champ lexical pour désigner un ensemble de noms, d’adjectifs et de verbes appartenant à une même catégorie syntaxique et liés de branches par leur domaine de sens. Par exemple, le champ lexical du nom nature est l’ensemble des noms s’y rapportant : forêt, clairière, branche, feuille, nid, pin, chêne, scie, bûcheron, bois…

Et pour ce qui est du champ sémantique:

En lexicologie, le champ sémantique d’un mot est l’ensemble des sens disponibles de ce mot selon le contexte.

Si on reprend l’exemple précédent avec le mot nid, il y a plusieurs sens possibles: habitation fabriquée par les oiseaux, habitation d’une famille (nid familial), etc. On peut donc dire que le champ sémantique est l’ensemble des définitions possibles pour un mot, qui changent selon le contexte.

 

Banque de mots liés au marketing digital

Le champ lexical du marketing digital, par exemple, est vaste et comporte plusieurs autres thèmes et concepts qui sont maintenant compris par Google.

 

C’est donc grâce à ce procédé que Google peut nous offrir des résultats de recherche enrichis avec le Knowledge Graph, les boîtes en haut de page (appelées Featured Snippet) et les recommandations de recherche, en plus des pages appartenant au même concept sans pour autant être exactement le même sujet. C’est expliqué plus en profondeur dans un article sur l’analyse sémantique latente et le SEO écrit par l’agence française 1min30.

 

Résultat de recherche enrichi pour la requête «Qu'est ce que le SEO»

Pour la requête «Qu’est ce que le seo», Google offre une boîte en haut des résultats (Featured Snippet) qui répond à la question de l’internaute.

 

Résultat de recherche enrichi pour la requête «Qu'est-ce que le SEO»

Pour la requête quasi identique «Qu’est-ce que le seo», Google nous offre une boîte à la droite des résultats (Knowledge Graph). Ces deux résultats différents démontrent que la compréhension du moteur de recherche n’est pas parfaite, même s’il comprend tout de même le sens général de la requête.

 

Les étapes pour bien utiliser le SEO sémantique

En faisant un peu d’ingénierie inversée, on se rend vite compte qu’il ne suffit pas que d’intégrer des mots clés à une page pour que notre moteur de recherche préféré soit content. Il faut donner un coup de main à Google pour qu’il comprenne le sens de nos pages ainsi que le sens des liens hypertextes existants entre ces pages.

Par exemple, si vous avez un site pour un commerce d’ameublement, Google s’attend à ce que les termes «Lit», «Table», «Chaise» et «Bureau» soient présents. Et pour votre page spécialisée sur les lits, il s’attend aussi à ce que des mots appartenant au champ lexical des lits soient là: «Lit Queen», «Base de lit en chêne massif», «Matelas en mousse mémoire», etc.

Pour faire du SEO sémantique, il faut donc tout simplement aider Google à faire de l’indexation sémantique latente sur notre site, et on peut y arriver en quelques étapes:

 

1. Définir les mots clés pertinents en faisant une étude de mots clés

Les mots clés ne sont toutefois pas morts, ils sont à la base de toute stratégie SEO. Ils ont la qualité d’être précis et de répondre directement à une requête tout aussi précise. Ils ont par contre le défaut de souvent être saturés et d’avoir une compétition trop féroce.

On continue tout de même à faire ses recherches de mots clés et à trouver ceux qui définissent le mieux chacune de nos pages et qui ont le meilleur potentiel. On évite la sur-optimisation de nos pages en ayant une fréquence de mots clés qui n’est pas naturelle. Le tout doit paraître authentique et être plaisant à lire pour les visiteurs!

Par contre, puisque ces mots clés précis sont presque tous saturés, il ne faut pas se concentrer uniquement que sur cette étape-ci. Ceci augmenterait le risque de se limiter et de ne pas avoir un champ lexical riche. C’est alors ici que la prochaine étape entre en compte et qu’on commence tranquillement à bâtir son cocon sémantique.

 

2. Augmenter la précision des pages avec des mots clés à longue traîne

Les long tail keywords, mots clés à longue traîne en bon français, vont répondre à une requête plus précise que les mots clés généraux. Par exemple, un mot clé peut être «Nourriture pour chiens». Un mot clé à longue traîne serait plutôt «Nourriture biologique pour chien âgés». Il répond à un besoin spécifique tout en permettant d’explorer le champ lexical plus en profondeur.

Les mots clés à longue traîne sont aussi de plus en plus pertinents puisqu’on ne recherche plus sur les moteurs de recherche de la même manière qu’avant. On n’écrit plus seulement «Toilettage Rosemont», mais plutôt «Quel est le meilleur toilettage dans Rosemont». En plus, en 2015, 65% des utilisateurs de téléphone mobile ont utilisé la recherche vocale.

Avec la hausse en popularité de ce type de recherche, il faut adapter notre manière de rédiger nos textes, puisqu’on n’écrit pas du tout comme on parle. Le ton et le choix de mots est plus conversationnel à l’oral qu’à l’écrit, d’où l’importance grandissante des mots clés à longue traîne.

Nous posons donc de plus en plus de questions à Google et nous entrons des requêtes complexes: on veut une réponse précise et facile à trouver. Comme l’a précisé Rand Fishkin dans un de ses nombreux articles, ces mots clés à longue traîne représentent 70% du trafic de recherche.

Il est primordial de les intégrer dans sa stratégie de SEO sémantique. En plus de vous aider à vous positionner dans une niche en augmentant la précision sur vos produits et services, ils vous aident à créer votre cocon sémantique et ont un meilleur taux de conversion.

Mais comment trouver les bons mots clés à longue traîne qui vont convertir? Il existe plusieurs manières possibles. Vous pouvez trouver des idées en regardant les suggestions de recherche automatiques et les recherches associées en bas de la page des résultats de recherche sur Google.

 

Suggestions de recherche automatiques par Google liées à la requête «nourriture pour chiens»

Les recommandations automatiques sont très utiles pour trouver des idées de mots clés à longue traîne.

 

Suggestions de recherche pour la requête «Nourriture pour chiens» sur Google

Les recherches associées proposées par Google sont aussi pertinentes pour savoir ce qui est populaire chez les utilisateurs.

 

Un autre petit truc très utile est d’ajouter un tiret bas avant ou après notre mot clé, et Google nous sort plein de suggestions!

 

Autocomplétion de Google pour la requête «Nourriture pour chiens»

Pour cette requête, les recommandations sont les mêmes que sans le tiret bas, mais dans un ordre différent. Ce n’est pas toujours le cas, Google nous donne parfois plus de choix!

 

Autocomplétion de Google pour la requête «Nourriture pour chiens»

Mettre le tiret bas avant notre mot clé nous donne de belles suggestions de mots clés à longue traîne: Quelle est la meilleure nourriture pour chiens, marques de nourriture pour chiens, etc.

 

Après avoir trouvé ces mots clés à longue traîne, je les recherche à leur tour dans Google pour raffiner les résultats. Et parfois, Google me donne encore plus de suggestions grâce au «People also ask» en anglais, et maintenant le «Autres questions posées» disponible depuis peu en français.

 

Autres questions posées dans les résultats de recherche sur Google

Après avoir lancé la requête «Quelle est la meilleure marque de nourriture pour chien», Google me donne d’autres possibilités. «Comment bien nourrir son chien» pourrait faire un bon sujet d’article de blog!

 

Finalement, il ne fait jamais de tort d’aller voir ce que nos compétiteurs font. Regardez leurs title et meta descriptions. Pour éviter de le faire manuellement et de perdre énormément de temps, vous pouvez utiliser des outils de recherche de mots clés et d’analyse de la compétition, comme Ahrefs ou SEMrush.

 

3a. Organiser une structure de site en silo

L’image du silo est vraiment la plus efficace pour visualiser ce concept. C’est une manière d’organiser la structure d’un site web (et donc son contenu) par «silos». Ce contenu sera ensuite lié par des liens hypertextes internes entre les pages.

Il suffit donc de séparer son site en plusieurs sections selon les différents thèmes, chaque section étant un silo. On développe ensuite le contenu séparément dans chaque silo. Si on reprend l’exemple de nourriture pour chiens, il pourrait y avoir une section pour les chiots, une pour les chiens âgés, une pour les chiens adultes en santé, une autre pour les chiens en surpoids, etc. Chaque silo est ici spécialisé dans une niche (voici mon jeu de mot plate du jour) et pourra acquérir de l’autorité sur ces sujets particuliers.

 

Image de silos avec texte pour imager la structure web en silo

Structure de site en silo. Chacun des silos est spécialisé dans un sujet et ne se mêle pas avec les autres.

 

Dans chaque silo, il y a une page générale «en haut de silo», comme Nourriture pour chiots par exemple. Les autres pages sont plus basses dans la hiérarchie du site et viennent supporter la page du haut. Comme les pages Nourriture sèche pour chiots, Nourriture humide pour chiots, Nourriture pour chiots de grande race, etc. Toutes ces pages qui sont plus en profondeur dans le silo sont connectées à sa page principale par des hyperliens sur celle-ci et renvoient aussi vers elle.

 

Image de silos avec texte pour imager la structure web en silo

Les pages contenues en profondeur dans les silos sont plus spécialisées que la page en haut de silo. Elles renvoient aussi toutes vers la page en haut de silo.

 

Plus les pages sont profondes dans un silo, plus elles seront spécialisées et auront donc des mots clés à longue traîne. Elles contiendront plusieurs mots liés à leur thématique spécialisée (ici Nourriture pour chiots de grande race, par exemple). Ces mots sont donc, aussi liés à la thématique principale du silo (Nourriture pour chiots). Les pages avec les mots clés à longue traîne supportent les pages de niveau supérieur et leur donnent plus de poids dans la structure du site en enrichissant le champ lexical.

Puisque la page principale Nourriture pour chiots a autant de pages spécialisées qui renvoient vers elle (grâce au maillage interne bien réalisé), les robots de Google vont plus facilement comprendre le sujet qui est traité et en déduire qu’elle est une bonne autorité sur le sujet. Ça augmente aussi l’expérience utilisateur: c’est plus simple pour le visiteur de comprendre où il doit aller sur le site pour trouver ce qu’il recherche, et Google aime ça quand les visiteurs sont contents!

 

3b. Créer un cocon sémantique

C’est l’étape la plus importante, celle à laquelle on se prépare depuis l’étape 1! Elle se fait en synergie avec l’étape précédente: c’est en se basant sur une structure en silo que l’on peut créer un cocon sémantique. Comme je l’ai expliqué, on veut que Google croit qu’on est une référence en la matière pour chacune de nos pages. Et on a commencé tranquillement à le faire en liant les pages du bas du silo à la page en haut de silo.

Maintenant, il faut utiliser les champs lexicaux de chacun de nos silos dans notre stratégie de construction de cocon sémantique.

En utilisant l’indexation sémantique latente (je vous ai pas parlé de ça pour rien quand même!), Google va espérer trouver certains mots sur les pages traitant d’un certain sujet. Ces mots font partie du champ lexical du sujet de la page.

Pour la nourriture pour chiots par exemple, il pourrait s’attendre à voir ces mots: croissance, poids, portion, eau fraîche, viande, légumes. On ne se limite pas seulement aux mots clés et synonymes de «nourriture pour chiots», on inclut des mots qui ont un lien proche ou éloigné du sujet. Ça aide Google à comprendre que la page parle bel et bien de nourriture pour chiots et qu’elle contient du contenu de qualité sur le sujet. Et ça il aime ça.

En utilisant ce nuage de mots qui appartiennent à un univers lexical, mis de pair avec la structure en silo, on donne enfin naissance à notre cocon sémantique. Ce concept a été conçu par Laurent Bourrelly, un SEO français, qui a comblé avec cette conceptualisation des lacunes que l’application seule du silo occasionnait.

Pour résumer sa théorie, un cocon sémantique se base sur les contenus d’un site qui est structuré en silos. Ces silos ont chacun une thématique et c’est à partir de ces thématiques que l’on «tisse une toile», pour reprendre ses mots. Il résume aussi ce concept en précisant que si l’on se force à produire du contenu de qualité sur une thématique, il y a de grandes chances que le cocon sémantique (soit les liens logiques existants entre chaque page d’un silo grâce au champ lexical) se construise seul.

 

Bonus: intégrer des données structurées Schema.org

L’implantation des microdonnées est très technique et peut sembler complexe pour ceux qui débutent dans cette sphère du web. Mais si vous avez quelques compétences en codage ou avez quelqu’un à votre disposition qui s’y connaît, je vous conseille grandement d’intégrer des métadonnées Schema.org pour compléter votre stratégie de SEO sémantique.

Ces données aident Google à comprendre l’information présente sur une page. Par exemple, une métadonnée souvent utilisée est Reviews. Chaque avis d’utilisateur sur le site est codé en schema.org pour indiquer à Google que les commentaires d’utilisateurs sur la page ne sont pas que de simples commentaires, mais bien des avis sur notre entreprise ou nos produits! Il n’a pas à essayer de comprendre ce qu’est le contenu, on lui dit nous-même.

 

Page des résultats de recherche pour la requête "Nourriture biologique pour chiens avis"

C’est grâce aux microdonnées qu’on peut avoir des résultats enrichis comme celui-ci. Son utilisation ne le garantit pas, mais on augmente nos chances que Google prenne en compte les informations qu’on lui donne.

 

Lorsqu’on applique les bonnes données structurées de pair avec notre stratégie de SEO sémantique, on augmente aussi nos chances d’apparaître dans les résultats de recherche enrichis. Il faut toutefois faire attention, car Google a des règles strictes quant à l’utilisation de ces données. C’est pourquoi je conseille de l’appliquer que si vous avez des connaissances dans le domaine ou si vous connaissez quelqu’un qui peut vous aider. Si c’est mal appliqué, vous risquez de vous valoir une pénalité manuelle et de voir vos pages disparaître des résultats de recherche!

Pour ceux qui sont intéressés par l’intégration des métadonnées sur leur site, je vous conseille de lire les directives de Google en matière de données structurées (en anglais) et d’utiliser son outil de test des données structurées pour s’assurer qu’il n’y a aucune erreur.

Pour en savoir plus sur schema.org, je vous conseille cet article (en anglais): https://blog.kissmetrics.com/get-started-using-schema/

 

Pour résumer le concept de SEO sémantique

En faisant ces 3 étapes pour créer des cocons sémantiques sur notre site, on montre à Google qu’on est un expert sur une thématique et que toutes nos pages reliées à cette thématique sont pertinentes. Ça nous aide aussi grandement à augmenter notre position dans les résultats de recherche. En plus de faire plaisir à Google, ça nous permet de créer du contenu de qualité qu’on va offrir à nos visiteurs.

Je comprends, qu’à première vue, les concepts de SEO sémantique et de cocon sémantique puissent être impressionnants et faire un peu peur. J’espère avoir été capable de démêler un peu ces théories pour vous.

Si vous avez des questions en tête ou avez besoin de précisions, écrivez-moi un commentaire et je vous répondrai avec plaisir!

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Kim Deschênes
 

Diplômée en commercialisation de la mode de l’UQAM, Kim s’est découvert un grand intérêt pour le marketing web pendant son stage en marketing de la mode. Elle commence alors à s’informer sur le sujet et se découvre une passion pour le SEO. Elle rejoint alors l’équipe d’Asteur en février 2017 en tant que technicienne SEO et communications numériques. Être dans un domaine en constante évolution est ce qui la motive dans le marketing web. Elle adore pouvoir en apprendre toujours plus et puis partager ses connaissances avec les gens pour les aider à atteindre leurs objectifs en marketing numérique.