Charest enflamme la toile

Hier, n’était pas une journée propice au dialogue. Entre des organisations étudiantes qui radicalisent leurs positions en faisant la promotion d’une éducation gratuite quand les universités peinent à trouver un financement, et un gouvernement libéral sauvage qui ferme la porte à toute modération et ne propose aucune autre solution que la hausse des frais de scolarité, nous tenons là deux extrêmes qui n’arriveront pas à s’entendre.

Discuter, c’est se rapprocher, trouver un consensus pour arriver ou non à une solution, certes, mais en tout cas, c’est faire l’effort de se comprendre. Discuter, c’est accorder les discours et choisir la voie de la modération, quand les extrêmes restent dans la violence et radicalisent leurs actions.

Justement, le répertoire d’actions du mouvement étudiants s’épuise, et après une période de grande créativité et de séduction de l’opinion (chants, performances, communication), se met à dos une partie de la population par des faits divers, non pas représentatifs du mouvement, mais qui néanmoins le stigmatisent.

Le gouvernement quant à lui fait preuve de la plus grande désinvolture et du plus grand mépris pour son opposition. Les actions policières menées dans le cadre des manifestations, mériteraient, à ce titre, une couverture médiatique plus minutieuse.

Ce climat particulièrement antidémocratique voit fleurir la violence, la violence des mots et la violence des gestes. De toute part les acteurs de ce jeu politique semblent perdre la raison.

Les faits. C’est ainsi qu’en fin de matinée, hier, vendredi 20 avril, alors que des manifestations et quelques débordements se déroulaient devant la palais des congrès de Montréal (bris de vitres) où avait lieu l’ouverture du salon du Plan Nord, une vidéo faisait son apparition sur le net. Un quasi direct où la prise de parole du premier ministre Jean Charest fut directement retransmise sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter. Le 1er ministre eut le mauvais goût de railler les manifestants et le mouvement étudiant. La toile a alors pris feu. Elle se déchaîne encore.

250 000 vues en une journée pour une conduite indigne d’un chef d’état.

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En même temps était créée une page Facebook pour la démission du premier ministre, plus de 60 000 personnes l’ont déjà ralliée.

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Vincent Drouin
 

Dans le marketing web depuis 2008 au sortir de mes études de sociologie, si le coeur de ma spécialisation est le SEO, j'aime les approches transversales orientées vers l'acquisition de trafic qualifié et la conversion. Mes péchés minions: Les 33 tours, le web, l'histoire des langues et des peuples.